Le repaire du perdant

Suis-je un perdant ?

Le repaire du perdant : le point d'arrivée de plusieurs années de perdition.
Le développement personnel… ? Rien, aucun résultat.
Ce repaire est la marque de ma résignation en quelque sorte.
Mon destin ? Possible.
Il est vrai que longtemps je me suis demandé s'il existait une nécessité des choses, conditionnant la vie et résistante aux échappées des plus insoumis. Est-ce cette nécessité qui m'a amené jusque dans ce repaire de perdant, à l'opposé du chemin que je m'étais fixé ?
Comment donc expliquer cet embourbement qui caractérise si bien ma situation de perdant ?
Est-ce Dieu ?
Si Dieu en est la cause, alors où commence ma liberté d'agir ? Dieu a-t-il réglé la vie de telle sorte que s'affranchir de cet embourbement ne peut être que le fait d'un dépassement de soi hors norme ? Ou bien est- ce qu'absolument rien ne se fait sans la permission de Dieu, et dans ce cas toute action et son inverse Lui appartiennent ?
Au contraire, pour que Dieu juge de nos actions lors du Jour du Jugement, n'est-il pas de rigueur que notre champ d'action nous soit laissé totalement libre ? Seulement dans ces termes pourrait-on alors légitimement parler de liberté d'agir, ou plus philosophiquement de libre arbitre.
Mais dans ce cas, si je suis exempt de toute servitude, pourquoi suis-je resté un perdant ?
N'ai-je pas plutôt commis une erreur, toutes ces années, de penser que les singeries du développement personnel pouvaient suffire à me libérer ?
Et si le problème était qu'on ne peut jamais être pleinement satisfait de soi-même ?

Une chose est sure, je ne veux pas attendre de mourir pour le savoir.

Bizarrement, je garde au fond de moi cette forte intuition qu'il n'appartient qu'à Dieu de décider si je dois rester un perdant ou non.

Dieu, je m'en remets à Vous, aidez-moi à sortir des activités improductives, de la procrastination et de l'infortune ; je refuse cette vie de perdant.
Être dans l'accomplissement, plutôt que singer l'accomplissement ; agir, plutôt que s'occuper à ne pas agir ; créer sa chance, plutôt que subir sa malchance. Voilà mon souhait, Dieu.
Si vous m'exaucez, Dieu, il est sûr que ce repaire se remplira semaine après semaine des repères de mon travail.

Plan des repères